Une femme qui passe sa première séance d'EMDR

Que devez-vous savoir avant votre première séance d’EMDR ?

Beaucoup de patients arrivent à leur première séance d’EMDR sans vraiment savoir à quoi s’attendre. L’appréhension est normale, surtout quand on va aborder des souvenirs douloureux. Quelques repères concrets permettent d’aborder cette première rencontre de façon plus sereine.

À quoi ressemble une première séance d’EMDR ?

La première séance est rarement une séance de retraitement. Le thérapeute consacre généralement ce premier temps à recueillir votre histoire, comprendre vos symptômes et évaluer si l’EMDR est adaptée à votre situation. C’est aussi l’occasion de vous expliquer le protocole, de répondre à vos questions et d’instaurer un cadre de confiance.

Dans certains cas, le thérapeute peut introduire dès la première séance des exercices de stabilisation : des techniques de respiration, d’ancrage ou de visualisation qui serviront de « soupape de sécurité » pendant les séances de travail sur les traumatismes. Ces outils sont utiles si une séance remue des émotions intenses et que vous avez besoin de retrouver rapidement un état calme.

Prévoyez entre 60 et 90 minutes pour cette première rencontre, et si possible, ne planifiez rien d’intense juste après. Certaines personnes ressortent émotionnellement chargées, même sans avoir abordé de souvenirs difficiles.

Comment choisir un thérapeute EMDR qualifié ?

En France, la formation à l’EMDR est dispensée par des instituts reconnus, dont l’Institut EMDR France, affilié à EMDR Europe. Un praticien certifié a suivi une formation théorique et pratique supervisée. Vérifier cette certification avant de commencer est une précaution de bon sens.

L’EMDR est pratiquée par des psychologues, des psychiatres et des psychothérapeutes. Il n’existe pas à ce jour de monopole légal sur la pratique de l’EMDR en France, ce qui signifie que des profils très variés peuvent se présenter comme praticiens. Prendre le temps de vérifier les diplômes et la formation spécifique à l’EMDR évite les mauvaises surprises.

Au-delà des qualifications, la qualité de la relation thérapeutique joue un rôle majeur dans les résultats. Si vous ne vous sentez pas à l’aise après deux ou trois séances, il est tout à fait légitime de changer de thérapeute.

La quetion est: l’EMDR comme thérapie face à un traumatisme,  quelle efficacité et combien de séances selon les témoignages ? Lisez notre autre article pour en savoir plus.

Faut-il parler en détail de son traumatisme pendant une séance d’EMDR ?

C’est un point qui surprend souvent : l’EMDR ne requiert pas de raconter en détail ce qui s’est passé. Le patient n’a pas besoin de « tout dire » pour que le traitement fonctionne. Ce qui importe, c’est d’identifier le souvenir cible, l’image qui y est associée, les émotions et les sensations corporelles ressenties, pas de restituer un récit exhaustif.

Cette particularité est souvent vécue comme un soulagement, notamment par des personnes qui ont du mal à verbaliser leur vécu traumatique ou qui ont peur de ne pas être crues. Le travail se fait en partie « à l’intérieur », ce qui change fondamentalement la dynamique par rapport à d’autres formes de thérapie par la parole.

  • Habillez-vous confortablement le jour de la séance
  • Évitez l’alcool ou les substances altérant la vigilance dans les 24h précédentes
  • Notez au préalable les symptômes qui vous ont conduit à consulter
  • Prévenez votre entourage si vous anticipez d’être fatigué après la séance

Si des symptômes inhabituels apparaissent après une séance, agitation, cauchemars plus intenses, pensées envahissantes, signalez-les à votre thérapeute à la prochaine séance. Ces réactions font parfois partie du processus, mais elles méritent d’être encadrées par un professionnel.

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